Berlin pourrait apporter une aide de 4,5 milliards d'euros à Opel a déclaré mercredi le ministre-adjoint à l'Econonie. "Nous pourrions envisager de consentir un prêt avant de nous pencher avec précision sur le partage des coûts avec les autres pays européens", a déclaré Jochen Homann à Reuters.
Il a ajouté qu'il était possible que le conseil d'administration de General Motors fasse une recommandation sur le nom du repreneur de sa filiale allemande dès vendredi. L'équipementier automobile canadien Magna et l'investisseur belge RHJ restent seuls en lice.
Le gouvernement fédéral et les Länder où Opel a des sites se partageraient cette aide initiale sans attendre qu'interviennent d'autres pays européens où le la filiale de GM est implantée, avait déclaré plus tôt le Jochen Homann au Frankfurter Allgemeine Zeitung.
"Nous avons proposé à General Motors d'apporter la totalité de la somme", dit Jochen Homann, ajoutant que des pays comme la Grande-Bretagne, l'Espagne, la Pologne et la Belgique pourraient contribuer ultérieurement une fois que l'on saura combien des 50.000 salariés européens d'Opel verront leur emploi préservé.
Magna et RHJ comptent tous deux supprimer environ 10.000 emplois Opel en Europe. RHJ a suggéré de mettre l'usine allemande d'Eisenach en chômage technique pendant deux ans, alors que Magna veut garder les quatre usines allemandes opérationnelles.
(Philipp Halstrick et Angelika Gruber, version française Wilfrid Exbrayat et Nicolas Delame)