UN SECTEUR AUTOMOBILE QUI RECRUTE A NOUVEAU ?

UN SECTEUR AUTOMOBILE QUI RECRUTE A NOUVEAU ? On nous dit que le secteur automobile recrute et pourtant depuis plusieurs années les constructeurs automobiles tentent de réduire les coûts et licencient en masse afin de faire face à leurs difficultés conjoncturelles combinées à l’arrêt de la prime à la casse : plusieurs plans de départ se sont succédés chez Renault et Peugeot depuis 2010 (Renault a notamment planifié le départ de 8500 personnes d’ici à 2016). Et si ces plans de départ étaient plutôt liés à une réorganisation des activités et à l’apparition de nouveaux besoins ? Moins de responsabilités en interne vs. plus de pression sur les sous-traitants ? Renault et Peugeot vendent clairement moins de voitures et les plans de départ ne peuvent pas être totalement dissociés de cette réalité ; ils existent toutefois certains chiffres et certaines explications qui tendent à démontrer que le secteur automobile dans son ensemble se porte mieux que ce que l’on en dit souvent. Nous allons tenter de comprendre pourquoi.
Cette question mérite d’être posée car si l’on regarde le secteur automobile dans son ensemble, celui –ci est resté dynamique et pourvoyeur d’emploi depuis le début de la crise. Entre 15 000 et 20 000 recrutements annuels sont planifiés chez les équipementiers automobiles jusqu’en 2020 (source étude de l’Observatoire paritaire, prospectif et analytique des métiers et qualifications de la Métallurgie).
Alors pourquoi un tel besoin en recrutement alors que le marché ne se porte pas particulièrement bien ? Il existe 2 raisons principales à ce phénomène.
La première est liée au fait que les contraintes des constructeurs et donc des équipementiers évoluent et donc ceux-ci recherchent de nouvelles compétences, notamment au niveau de la consommation d’énergie, du rejet de CO2, etc.
La seconde explication vient de la pyramide des âges des salariés du secteur. Cette pyramide est vieillissante, les jeunes hésitant aujourd’hui à rentrer dans un secteur que l’on présente souvent comme sinistré. Et pourtant le secteur automobile représente plusieurs avantages pour les candidats : des offres accessibles sur plusieurs sites de recrutement spécialisés, un secteur accessible sans trop de barrières à l’entrée (notamment en termes de diplôme), un marché international dynamique, etc.
On comprend donc que lorsque l’on parle du « secteur automobile » il convient d’analyser l’ensemble de la chaîne de valeur et pas seulement de dresser un état des lieux de la santé financière des deux principaux constructeurs français.

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