Quelles opportunités pour les Ingénieurs automobiles ?

Quelles opportunités pour les Ingénieurs automobiles ? Sur la ligne de départ

Bac S, classe préparatoire, grande école d’ingénieurs : c’est la « voie royale » pour devenir ingénieur automobile. Si certains choisissent une grande école généraliste telles que Centrale ou Polytechnique, d’autres préfèrent intégrer une école spécialisée dans le domaine souhaité (mécanique, thermo, énergétique, électronique...). L'ESTACA (École Supérieure des Techniques de l'Aéronautique et de la Construction Automobile), l'École Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs ou l'Institut Supérieur de l'Automobile et des Transports font partie des plus reconnues. Du bac +5 au thésard, les diplômés des grandes écoles sont accueillis à bras ouverts par les constructeurs et les équipementiers. Certaines écoles ont même conclu des partenariats avec eux. Résultat : bon nombre d’étudiants ont déjà signé un CDI avant la fin de leurs études ! Leur salaire peut varier de 27 000 à 38 000 €.

Cependant, d’autres formations peuvent aussi mener à la profession d'ingénieur automobile. L’étude « Perspectives d’évolution des besoins de recrutement et de formation à l’horizon 2005-2010 », publiée par la Fédération des Industries des Équipements pour Véhicules montre que plus de la moitié des ingénieurs sont issus des écoles d’ingénieurs, tandis que 23 % viennent de l’université et 14 % des écoles de commerce. L’étude souligne aussi un recours croissant à l’apprentissage et aux contrats de qualification pour les ingénieurs et cadres.

« Nous pouvons aussi bien recruter un bac +3 qui a 15 ans d’expérience qu’un bac +5 qui n’en a que 3. Les recruteurs qui nous contactent recherchent des responsables de projet (plasturgie, câblage…) et des dessinateurs de projet », explique Bruno Rodrigues, consultant pour le cabinet de recrutement Le Cercle Ingénierie, dont les clients sont essentiellement des bureaux d’études et des prestataires de constructeurs.


Une fois en piste…

Constructeurs ou équipementiers, en tant qu’ingénieur, vous pouvez aussi bien travailler en recherche et développement, en production, dans les achats, le contrôle qualité, les méthodes ou encore la sécurité. Avec des compétences commerciales, des fonctions transversales sont aussi accessibles. Quant aux distributeurs, ils vous offriront plutôt un poste tourné vers le commerce, le marketing ou le service après-vente.

Selon Jacqueline Laire, DRH à la FIEV, « les profils les plus recherchés sont les ingénieurs qualité, les chefs de projet et les ingénieurs recherche et développement. Si 80 % des postes sont dans le domaine technique, les ingénieurs dans le marketing, le contrôle de gestion et le commercial, notamment pour les relations avec les constructeurs, ont aussi leur place. Nous cherchons avant tout d’excellents techniciens. Le « plus » c’est bien sûr d’avoir des qualités de management car aujourd’hui nous travaillons en réseau sur les projets. » L’étude de la FIEV note que le secteur des équipementiers reste encore insuffisamment attractif car il souffre de la comparaison avec les constructeurs (image, salaire, carrière...) et du mode de relation entre constructeurs et équipementiers (conditions de travail sous pression, manque de reconnaissance...).


L’avis d’Hélène Tavier, chef de service recrutement cadres et relations écoles, Renault SAS

• Quels profils recherchez-vous ?

En règle générale, nous recherchons des ingénieurs généralistes, sauf sur certains métiers bien précis. Des collaborateurs qui seront ensuite capables de faire leur carrière dans le groupe, qui sauront s’adapter et acquérir de nouvelles compétences au fur et à mesure de leur progression.
Nous recrutons pour moitié des débutants et pour l’autre moitié des profils avec trois à dix ans d’expérience, ce sont des diplômés d’école d’ingénieurs, parfois d’université scientifique, et également des docteurs. Le développement international du groupe entraîne des missions en nombre dans les pays dans lesquels nous nous implantons et nécessite un très bon niveau d’Anglais.

• Quelles sont vos demandes spécifiques par métier ?

Pour l’ingénierie véhicule, nous recherchons des ingénieurs pour la conception des différentes parties des véhicules et la définition des cahiers des charges. Nous avons également des besoins dans les domaines mécanique et électrique, sur les batteries et les courants forts ou pour la réalisation de prototypes. Nous recherchons ponctuellement, et notamment en ce moment, des spécialistes dans la peinture, l’emboutissage, les sièges ou les ouvrants.

Encadrement, poste transversal en usine, chef d’atelier : des jeunes diplômés peuvent aussi faire leur parcours dans la fabrication. Nous avons également besoin de logisticiens (pour l’optimisation des flux), de spécialistes qualité et de certains métiers plus spécifiques, comme les chimistes.

Dans le domaine des achats, l’ingénieur sera chargé de la sélection des fournisseurs (suivant un cahier des charges optimisant le rapport qualité, coûts et délais), de la négociation des contrats et du suivi du respect du contrat. Il s’occupera aussi de la validation des systèmes de production en accord avec nos normes de qualité et de respect de l’environnement.

Côté commercial, et en particulier en après-vente, nous recherchons des ingénieurs pour travailler sur la réparation des véhicules et sur la logistique aval (véhicules et pièces de rechange).

L’audit interne recrute, enfin, des ingénieurs débutants capables de comprendre les grands processus en ingénierie et en fabrication afin d’en maîtriser les risques. Sans oublier que nous faisons aussi appel aux ingénieurs informaticiens pour des postes de chef de projet.

"Retrouvez les offres d'emploi "Ingénieur Automobile" diffusées sur Autorecrute.com

A lire également