L’automobile objet d’un bras de fer entre les Etats-Unis et l’Europe

L’automobile objet d’un bras de fer entre les Etats-Unis et l’Europe

Le 17 février, Donald Trump s’est vu remettre un rapport mené par le ministère américain du Commerce estimant que l’importation d’automobiles européennes et de pièces détachées constitue une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Il dispose de 90 jours pour décider la mise en place d’une taxe à l’importation de 25 %.



Depuis près d’un an déjà, une guerre commerciale et douanière a été enclenchée par le très protectionniste président américain, touchant notamment les marchés de l’acier et de l’aluminium. Il s’agirait cette fois de toucher à un nouveau symbole industriel des deux côtés de l’Atlantique : l’automobile. En 2017, près de la moitié des voitures vendues sur le sol américain étaient importées. Si les conséquences possibles de cette enquête inquiètent logiquement les constructeurs européens, elle pose également problème aux Etats-Unis. « Ces taxes peuvent conduire à une délocalisation à l’étranger des activités liées aux nouvelles technologies de l’automobile », s’alarme ainsi l’association des fabricants américains de pièces détachées pour l’automobile The Motor and Equipment Manufacturers Association. Autre conséquence soulevée par le cabinet d’études The Center for Automotive Research : le prix des véhicules utilitaires légers américains pourrait augmenter de 2 750 dollars en moyenne. De son côté, l’Union Européenne a menacé de ripostes « rapides et adéquates » en cas de mise en place de cette taxe.

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